Le Chevalier de Saint-George

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Joseph de Bologne, Chevalier de Saint George

Joseph de Bologne, chevalier de Saint-George

S'il a nourri l'imagination de plus d'un romancier, le chevalier de Saint-George, déjà mythique en son temps, aura longtemps échappé à la sagacité des historiens, qui ne sont pas toujours à l'abri des préjugés.

Jusqu'au XXIe siècle, son identité reste floue.Tantôt on l'appelle Boulogne, tantôt Boullongne, toujours de manière erronée, au gré des confusions des uns vite recopiées par les autres.

De récentes découvertes permettent heureusement de comprendre sa vie, beaucoup plus romanesque encore qu'on ne l'imaginait.

Joseph de Bologne de Saint-George (et non pas Boulogne de Saint-Georges) est né esclave en Guadeloupe le 25 décembre 1745 (et non en 1739 comme il est parfois affirmé).

Son père est un riche planteur d'origine hollandaise, Georges de Bologne, seigneur de Saint-George et ancien mousquetaire (qui n'a rien à voir avec la famille de Boulogne ou de Boullongne) et sa mère, Anne dite Nanon, une esclave créole (née à la Guadeloupe et non pas au Sénégal, comme il a été faussement affirmé) devenue compagne du maître.

L'histoire de Joseph commence dans le drame. Son père est condamné à être pendu à la suite d'un duel où il tue l'adversaire qui l'avait provoqué.

Georges de Bologne prend la fuite et fait appel à son épouse légitime pour cacher fils adultérin et maîtresse qui risquent d'être confisqués avec tous ses autres biens.

Pour des raisons assez mystérieuses, sans doute liées aux appuis de la tante paternelle de Joseph, la comtesse de Galard, mais peut-être en rapport aussi avec des activités occultes de l'ancien mousquetaire, Louis XV intervient in extremis pour accorder au condamné grâce et réhabilitation.

La famille peut rentrer en Guadeloupe. En 1753, Joseph, affranchi par son père, est envoyé en France.

Ses parents le rejoignent à Paris. Ayant relégué sa femme à Agen et sa fille au couvent, Monsieur de Bologne exprime son mépris des préjugés naissants en affichant sa liaison avec son ancienne esclave, en traversant à grandes guides les fêtes galantes, et surtout en poussant son fils vers la gloire.

Pensionnaire à partir de 1759 dans l'une des meilleures académies, Joseph se prépare à servir le roi comme officier de cavalerie. Il est formé en fils de grand seigneur par le maître d'armes La Boëssière et le chevalier Jacques-Philippe du Gard, écuyer de la Grande écurie.

Épaulé par son père, qui n'hésite pas à acheter une charge de gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi, Joseph se fait alors connaître dans la société parisienne sous le nom de Chevalier de Saint-George.

À quinze ans, il endosse le prestigieux uniforme écarlate des Gendarmes de la Garde, commandés par Charles de Rohan-Rohan, prince de Soubise, tout en continuant l'étude de l'escrime et du violon.

En même temps, la France, longtemps indifférente à la propagande raciste du parti colonial, commence à changer de point de vue sous l'influence des théories polygénistes de Voltaire qui prône l'inégalité des « races » et prohibe la « mixité » des unions.

Une législation se met en place pour limiter l'entrée en France des anciens esclaves et pour interdire aux « gens de couleur » jusqu'au droit de se marier avec qui il leur plaît.

Son corps, différent aux yeux de certains, étant l'objet de toutes les attentions, Joseph, sans doute par goût de la provocation, décide de s'en servir pour accélérer sa réussite sociale. Ce sont en effet ses exploits sportifs qui le font d'abord connaître.

À dix-sept ans, il est déjà considéré comme l'un des meilleurs escrimeurs du monde. Mais il excelle également dans d'autres disciplines sportives et artistiques à la mode (course, nage, danse, patin, tir, équitation).

Le mélange de force et de délicatesse qui le caractérise en fait le jeune premier le plus séduisant du XVIIIe siècle.

Suscitant à la fois l'admiration et le malaise, ce dandy fascine la société de l'Ancien régime, dont la fortune repose souvent sur l'esclavage et la traite des Africains.

Mais derrière cette frivolité de façade, se cache un artiste sensible, dont le génie va marquer la vie musicale de son temps, et qui laissera une œuvre importante.

Parallèlement à sa réussite sociale, Saint-George, instruit par la fréquentation de maîtres talentueux (Leclair, Gossec) devient en effet un virtuose accompli.